Kinésithérapie respiratoire

Le mucus a habituellement un rôle protecteur.
Chez l'individu sain, les glandes contenues dans les parois des voies respiratoires des poumons produisent du mucus clair et fluide dans un but bien précis : contribuer à piéger la poussière et les bactéries que nous inhalons tous les jours. Le mucus clair est transporté vers le haut par les cil vibratiles jusqu'à la trachée, où il est avalé sans même qu'on s'en rende compte .
Chez les personnes atteintes de mucoviscidose, le mucus est épais et visqueux, et il est plus difficile pour les cils de le transporter hors des poumons. Le mucus épais s'accumule dans les voies respiratoires et les obstrue.
Ceci peut entraîner une rétention d'air, une obstruction des voies respiratoires et des infections répétitions qui vont dégrader les poumons.

Images obtenues au microscope électronique à balayage, Merci à Mme Puchelle et
M Zahm,
INSERM514
 
 

inserm 514 mucoviscidose

inserm 514 sain

MUCOVISCIDOSE : le mucus est épaissi, il n’est pas évacué et bloque le mouvement des cils.
Epithélium respiratoire SAIN. Le tapis cillaire évacue le mucus.
 

Les patients atteints de mucovisicidose pratique une à deux fois par jour, plus en période de surinfection une kinésithérapie respiratoire pour essayer d'évacuer malgré tout une partie de ce mucus trop collant, et éviter ainsi une dégradation trop rapide des poumons.

 

Les professionnels de santé consulteront  avec intérêt le site : www.therapie-respiratoire.com 

 

Comment faire la kiné respiratoire dans la mucoviscidose ?

kine clipLivret destiné aux patients et aux parents sur le site de l'association Vaincre la Mucoviscidose .

 

Conférence de consensus

 

a Dernière conférence de Consensus sur la kinésithérapie respiratoire en France a été organisée à Lyon en décembre 1994.

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CONFERENCE DE CONSENSUS KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE.
LYON, 2 ET 3 DÉCEMBRE 1994

Une conférence de consensus est une méthode d'évaluation visant à faire la synthèse et le bilan des connaissances à propos d'une pratique médicale ou d'une intervention de santé, dans le but d'améliorer la qualité des soins.
Cette Conférence a été organisée et s'est déroulée conformément aux règles méthodologiques préconisées par l'Agence Nationale pour le Développement de l'Evaluation Médicale (ANDEM) qui lui a attribué son label de qualité.
Dans le but d'identifier les thèmes d'intérêt, ils ont procédé à une large enquête auprès de 693 kinésithérapeutes, libéraux et salariés, qui ont une activité de rééducation respiratoire. Le jury regroupait 14 personnes choisies pour leur compétence et leur impartialité.
 
Il était composé à part égale de médecins spécialisés en pneumologie, réanimation, pédiatrie ou rééducation, et de kinésithérapeutes qui pratiquent couramment la rééducation respiratoire chez des patients adultes, adolescents, enfants et nourrissons.
Huit techniques couramment utilisées en kinésithérapie respiratoire pour remédier à cet encombrement ont été examinées de près. Chacune de ces techniques a été présentée dans le détail par deux experts qui ont fait l'effort de recenser la littérature disponible et d'en présenter une synthèse concise. A p r è s chaque exposé de ce thème, une discussion large s'est engagée avec les membres du jury, puis avec les membres de l'auditoire.

kine clip

Classement des différentes techniques discutées

 

En conclusion générale
Les rapports d’experts permettent de répartir les techniques de désencombrement bronchique en trois catégories.
Les vibrations manuelles et les percussions occupent une place anecdotique et ne peuvent pas être recommandées ;
Les postures n’occupent plus, et de loin, la place prepondérante qui était la leur autrefois. L’image historique

 

d’un sujet qui se désencombre “tête en bas” n’a plus lieu d’être. Un nombre limité de “postures”, au sens restrictif d’une mise en position préalable du patient, peut être conservé : à plat-ventre dans certaines indications de réanimation, et en décubitus latéral pour aider à la ventilation.
L’utilisation des techniques de flux expiratoire contrôlé fait l’unanimité. Les similarités sont nombreuses entre des techniques aux noms variés. La ventilation par contrôle du flux expiratoire est la technique de choix, validée à la fois par l’expérience clinique et les (trop rares) programmes de recherche.
Cet ensemble de techniques rassemble : la “T o u x Contrôlée”, I’Expiration Forcée, et les abords par pression manuelle désignés par les sigles “AFE” (Augmentation, et non accélération du flux expiratoire) et “ELTGOL” (Expiration Lente Totale Glotte Ouverte en infraLateral).
Pour nous résumer:
Le désencombrement par contrôle du flux expiratoire est reconnu comme efficace, quelle que soit la technique employée.
Les postures ne constituent qu’un adjuvant occasionnel.
L’utilisation de vibrations manuelles et percussions n’apporte rien de positif.
L’efficacité de la kinésithérapie dans le traitement du désencombrement bronchique a été reconnue et acceptée par tous les membres du jury.

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DISCUSSION : On retiendra en particulier qu'en France tout au moins, l ’utilisation des techniques de flux expiratoire contrôlé fait l’unanimité. Depuis 1994, les pratiques évoluent, les techniques s'améliorent. Il reste toujours difficile de orivilégier une technique précise par rapport à une autre; faute d'étude comparative et aussi à cause des expressions diverses de la maladie et des réactions différentes des patients.

A propos des vibrations, lors de cette conférence, seules les vibrations non instrumentales donc manuelles ont été étudiées, avec des difficultés à la fois techniques (atteindre manuellement 13 Hz) et physiques (transmission de l'onde au travers de milieux de densités différentes), puisqu'il s'agit ici de vibrations qui s'appliquent au thorax.