Pour une vue générale de la kinésithérapie respiratoire dans la mucoviscidose, cliquez ici.
VIBRATIONS ET KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE.
Cette page n'a pas la prétention d'apporter une démonstration de l'intérêt des vibrations dans la kinésithérapie respiratoire, mais d'ouvir la discussion en essayant de montrer en quoi le dispositif AIRHELP propose une solution nouvelle qui mérite d'être évaluée.
Seul les résultats d'un essai clinique rigoureux, que l'association Mucoviscidose Innovation met en place, pourrait confirmer les résultats encourageants et l'intérêt du AIRHELP comme aide au drainage bronchique des patients atteints de mucoviscidose.
Certains extraits de publication seront cités, ce qui n'engage aucunement leurs auteurs par rapport au dispositif AIRHELP. On Lira toujours avec intérêt les documents complets.
CONFERENCE DE CONSENSUS KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE, LYON 1994
Une conférence de consensus est une méthode d'évaluation visant à faire la synthèse et le bilan des connaissances à propos d'une pratique médicale ou d'une intervention de santé, dans le but d'améliorer la qualité des soins.
Conférence de Consensus, Lyon 94, extraits.
Les vibrations Définition: Les vibrations non instrumentales sont un mouvement oscillatoire appliqué manuellement sur le thorax avec une période idéalement souhaitée entre 3 et 75 Hz environ afin de modifier la rhéologie du mucus bronchique. La vibration manuelle non instrumentale s’effectue habituellement par tétanisation des muscles agonistes et antagonistes de l’avant-bras, travaillant en synergie, paume de la main appliquée sur le thorax ; ce geste s’applique de préférence en fin d’expiration, main placée perpendiculairement au thorax. EFFET CLINIQUE L’effet recherché de cette technique est une modification des proprietés physiques du mucus : diminution de la viscosité en raison de la thixotropie. Il est en effet demontré que les vibrations sont capables à certaines fréquences in vitro d e modifier la viscoélasticité du mucus bronchique et donc faciliter son épuration quand la viscosité diminue. Un autre effet théorique serait de retrouver aux alentours de 13 Hz la période des cils vibratiles pour amplifier par concordance de phase l’amplitude des mouvements ciliaires. UTILISATION CLINIQUE L’application de ce principe en kinésithérapie soulève cependant une difficulté d’application technique et un problème de nature physique :
CONCLUSION Les résultats contradictoires d’une littérature peu convaincante et peu abondante traduisent bien l’efficacité aléatoire de cette technique. Il faudrait donc la valider et réaliser des protocoles rigoureux concernant exclusivement cette méthode qui jusqu’à présent, dans les travaux rapportés, est toujours associée à d’autres techniques dites conventionnelles.
Discussion :
Dans cette conférence de consensus, seules les vibrations manuelles sont discutées.
On consultera la page thixotropie pour plus d'informations.
1)Le AIRHELP est une aide instrumentale, la vibration est donc réglable précisément, la meilleur plage d'utilisation se situant autour de 12 Hz.
2)Dans le cas du AIRHELP, la vibration est transmise directement par l'air contenu dans les poumons. Il n'y a pas les mêmes phénomènes de diffraction et d'absorption d'une onde transmise à travers les tissus.
Seuls les résultats d'un essai clinique rigoureux pourrait confirmer l'intérêt du AIRHELP.
Journées Internationales en Kinésithérapie Respiratoire Instrumentale Novembre 2000 Lyon
Textes des experts et recommandations sur http://akcr.free.fr/jikri.htm
Intérêt des vibrations mécaniques Extraits 1. Introduction Matériels expertisés :
- Les applications des vibrations cycloïdales
2. Critères d’évaluation En accord avec le comité d’organisation des J.I.K.R.I., les membres du jury n’ont pris en compte et analysé que les effets des différents procédés de vibrations sur l’appareil respiratoire et plus particulièrement sur le désencombrement bronchique. Le détail des niveaux de preuve se trouve au chapitre 9. Il faut préciser que les niveaux I ; II (1,2,3) et III corresponnt à la publication de travaux dans des revues médicales ou paramédicales périodiques classées à l’Index Medicus ; c’est à dire côtées d’un facteur d’impact (Impact Factor). Le niveau de preuve III peut également correspondre aux opinions d’experts publiées dans des manuels scientifiques de référence dont la maison d’édition n’est pas sponsorisée par l’Industrie pharmaceutique.
3. Recommandations 3.1. Impact des Sciences Physiques sur la Kinésithérapie Respiratoire Il paraît tout à fait fondamental d'insister sur le fait que l'effet des vibrations dans le désencombrement bronchique est conditionné par les lois physiques d'absorption, de transmission et d'amplification de l'énergie qui font des paramètres suivants :
Si la notion de fréquence de vibration à utiliser est documentée dans la littérature, aucune information n'est donnée en ce qui concerne la force, l'amplitude et la surface d'application. On appelle “ vibrations externes ”, les vibrations appliquées sur la paroi thoracique. Les “ vibrations internes ” dîtes encore “ endobronchiques ”, sont véhiculées par la colonne d'air trachéobronchique. En termes de temps ventilatoire, il semble que la pratique des vibrations au cours de l'expiration soit préférable [niv.III][1].
3.3. Place des vibrations internes ou endobronchiques dans le désencombrement bronchique 3.3.1. Effets Au vu de la littérature, la ventilation à percussions intrapulmonaires (IPV®) pourrait avoir un effet positif sur le drainage bronchique en augmentant le volume des sécrétions expectorées [niv.III][10]. 3.3.2. Indications La ventilation à percussions intrapulmonaires peut être proposée dans le désencombrement bronchique [niv.III][10,11]. Aucun critère ne permet à ce jour de prédire la réponse clinique à ce type de traitement.
3.3.3. Matériels proposés
3.3.4. Principales contre-indications (CI) [niv.III][10].
3.3.5. Evaluations nécessaires
- Comparaison dans le désencombrement bronchique des techniques de vibrations externes versus internes 4. Conclusions Actuellement, au vu de ces données, les vibrations mécaniques ne peuvent être recommandées comme techniques de physiothérapie instrumentale pouvant avoir un intérêt dans le désencombrement bronchique. Cependant en raison de niveaux de preuve scientifiques d'efficacité différents, “ vibrations externes ” et “ vibrations internes ” doivent être traitées séparément dans l'analyse. Pour les vibrations externes (appliquées sur la paroi thoracique) on retiendra qu'elles doivent d'emblée répondre à un certain nombre de critères pour être efficaces et notamment : matériel utilisé, fréquence administrée et temps ventilatoire d'application. Journées Internationales en Kinésithérapie Respiratoire Instrumentale
Vibrations mécaniques Recommandations En ce qui concerne les vibrations internes (véhiculées par la colonne d'air trachéobronchique), des travaux scientifiques sont nécessaires afin de conforter les rapports cliniques favorables de professionnels de la technique. Qu'elles soient externes ou internes néanmoins, un grand champ d'investigations scientifiques s'ouvre aux kinésithérapeutes et aux physiothérapeutes afin de préciser les effets, les indications et les limites de ces procédés de prise en charge, de conforter certains rapports cliniques et de déboucher d'éventuelles recommandations ultérieures.
Le AIRHELP produit des vibrations internes, endobronchiques.
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Ci dessous extraits de :Propriétés physiques et fonctions de transport du mucus respiratoire : effet des vibrations J.M. ZAHM, INSERM U 314, CHR Maison Blanche, 45, rue Cognaq-Jay, F 51092 Reims Cedex.1996
Propriétés physiques du mucus respiratoire Le mucus respiratoire possède des propriétés rhéologiques et des propriétés de surface qui jouent un rôle fondamental dans l'épuration des voies aériennes. Parmi les deux principales propriétés rhéologiques, figurent la visco-élasticité et la filance. Les propriétés de surface sont essentiellement caractérisées par les propriétés d'adhésivité. Viscoélasticité Le mucus respiratoire est à la fois capable de s'écouler (comportement irréversible = viscosité) comme les liquides et de se déformer (comportement réversible = élasticité) comme les solides. Il peut être décrit comme un système rhéologiquement complexe à comportement non linéaire (viscosité non-newtonienne) et dépendant du temps (thixotropie). Cela signifie que les propriétés de visco-élasticité diminuent en fonction l'augmentation de l'amplitude et de la durée de la sollicitation (battement ciliaire, secousse de toux, ou tout autre sollicitation externe) à laquelle le mucus est soumis [2]. Filance Le mucus respiratoire possède des propriétés de filance : sous l'effet d'une pression ou d'une traction, le mucus forme des filaments dont la longueur maximale avant rupture caractérise la filance [3].
Apport des vibrations dans le transport du mucus respiratoire Il est généralement admis que les techniques physiques de kinésithérapie respiratoire mobilisent les sécrétions vers les voies aériennes centrales où la toux devient efficace pour les transporter. Sur la base de cette hypothèse, deux questions essentielles, relatives au rôle de ces techniques et plus particulièrement des techniques de vibrations, peuvent être posées : 1. les vibrations favorisent-elles l'épuration des voies aériennes ? 2. si la réponse est oui, quel est le mécanisme qui permet à cette stimulation externe transmise aux voies aériennes, de favoriser la mobilisation de ces sécrétions ? Pour répondre à ces questions, 3 principales méthodes ont été décrites dans la littérature : l'étude de l'effet in vitro des vibrations sur les propriétés physiques du mucus respiratoire, la quantification du mucus expectoré par les patients soumis à ces vibrations et la mesure de la clairance trachéobronchique.
Conclusion Bien que quelques fois contradictoires, les données de la littérature, surtout les plus récentes, attribuent un effet bénéfique des vibrations sur la clairance mucociliaire trachéo-bronchique. Il est clair que toute sollicitation mécanique, de par les propriétés particulières du mucus respiratoire, entraîne une modification structurale de ce dernier et que ces modifications auront un retentissement sur sa fonction de transport par l'activité ciliaire et/ou par la toux. L'application de vibrations à l'ensemble de la cage thoracique, à une fréquence proche de la fréquence physiologique (13 Hz) du battement ciliaire, est préférable à une application localisée. Si l'effet des vibrations sur les propriétés physiques du mucus est reconnu, il reste à démontrer l'existence d'autres mécanismes d'action, comme la stimulation de l'activité ciliaire ou de la libération de médiateurs chimiques.
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